Écolochelag’

Je suis une wannabe-ben-des-affaires dans la vie. Wannabe artiste, wannabe globe-trotteuse, wannabe-celle-qui-vit-dans-une-tiny-house, wannabe bénévole, wannabe athlète (malgré que ça, ce serait plus has been que wannabe… je dois me rendre à l’évidence), wannabe végétarienne, wannabe-celle-qui-va-à-la-cuisine-collective-du-quartier, alouette.

 

Mais aujourd’hui, ce qui me remplit d’espoir – et qui exaspère le chéri – c’est mon côté wannabe écolo. Mais pas seulement écolo comme dans « j’apporte mes sacs à l’épicerie et je composte » (parce que oui, on a le service de compost maintenant dans Hochelaga!) À l’heure où l’on se parle, je suis au niveau écolo comme dans « je n’achète pas de café pour emporter si je n’ai pas ma tasse réutilisable » ou comme dans « le Saran Wrap devrait être illégal » ou encore « je ne jure que par le savon biodégradable acheté en vrac avec un bidon réutilisé ». Ici, vous avez le droit de vous bidonner, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots bien entendu.

Mais entre vous et moi, j’aspire à plus. Du genre zéro déchet. Ça, c’est intense.

Alors, je me passionne pour le magasin général écologique par excellence d’Hochelaga : Terre à Soi. Ma passion pour les items de tous les jours est telle que si je déménage, ça ne m’étonnerait pas que leur chiffre d’affaires connaisse une légère baisse (lire ici « une chute drastique », mais je ne voudrais pas alarmer personne). Ce n’est pas parce qu’on veut être écolo qu’on ne se surprend pas à jouer au jeu de la surconsommation au nom de la réduction de consommation. Oh que non! (Je sais, c’est dur à suivre. Êtes-vous toujours là?)

 

13, un chiffre chanceux quand on vit dans Hochelaga-Maisonneuve

Être wannabe écolo, c’est aussi vouloir manger local. Quoi de plus local que le coin de la rue? Difficile à battre, hein?

André, notre voisin deux blocs à droite, nous a gentiment proposé de partager sa parcelle à l’un des 13 jardins communautaires de l’Arrondissement. Puisque, 7 ans plus tard, on est probablement rendu au 346e rang sur la liste d’attente pour avoir notre petit lot, on a sauté de joie comme des écureuils sur un zucchini mûr, c’est-à-dire sans se poser de question aucune. Alors, j’ai vécu le rêve pastoral de manger mes propres tomates fraîchement cueillies, mais aussi la frustration pastorale de venir trouver le seul et unique concombre à moitié grignoté par un amateur. Chou!

Ceci étant dit, le jardin, c’est bien beau, mais ça ne remplit pas le frigo d’une famille de 3 gourmands. Et à l’automne, que faire? Je contemple l’idée de m’abonner aux paniers bios de la ferme Au potager du paysan ou aux paniers Lufa (produits locaux) qui livrent au coin de la rue. Je dis « contemple » parce que je ne suis pas dans l’action pour le moment… Je prends mon temps, j’aligne le virage vert dans ma mire de wannabe écolo. Parce qu’avant d’enlever le wanna du wannabe, j’ai quelques croûtes de chou kale à manger et quelques comptes de gaspillage alimentaire à régler avec mon frigo…

 

PRÉSENTATION D'ANDRÉANNE, Wannabe Blogueuse et Reine de l’Imposture

Entrée en matière. Delphine.

C’est elle qui m’a écrit pour m’annoncer que je gagnais la chance d’écrire ici.

Réaction de mon mari : « C’est bien, chérie. Qu’est-ce qu’on mange pour souper? Pas du tofu j’espère… » (Je suis aspirante végétarienne au grand désespoir de mon homme)

Réaction de ma mère : « Ah! Félicitations! Ça ne m’étonne pas! T’as toujours eu beaucoup de… » (Vous imaginez la suite. C’est ma mère, alors c’est classique)

Réaction de mon amie Pat-the-Cat : « Ben voyons! Kossé ça? C’est pas un prix pantoute ça, c’est du travail! »

Pat n’aime pas écrire. Moi, oui. Et sur mon quartier, alors là, je suis inspirée! Delphine, la pauvre, a été la première victime de mon débordement d’enthousiasme.

Mais avant qu’on aille plus loin, et question de partir sur des bases honnêtes, il faut que je vous avoue qu’en fait, je n’ai jamais « choisi » d’habiter dans Hochelaga. J’y suis atterrie il y a presque 10 ans et j’y ai fait mon nid. C’est un quartier que j’ai appris à aimer, lentement mais sûrement. On s’est côtoyés, on est devenus amis, puis un jour, sans que je m’en rende compte, j’étais en amour. Hochelaga Mon Amour, vous connaissez?